Il y a quelques jours je tombe dans ma bibliotheque sur un recueil du 
poête gallois Dylan Thomas...
Et je retrouve avec plaisir la force, la densité, la substance à la fois animale,
lyrique et cruelle de ce grand auteur .... 
Qui forme pour moi le trio magique des trois grands poêtes que j'aime le plus, 
avec Jim Morrisson dans son receuil "Wilderness" et Paul Eluard
Helas il n'existe presque pas de traduction correcte de ses plus beaux poèmes. 
C'est pourquoi, après  avoir soumis sur ce site mes écrits sans prétention, 
je livre ici ma traduction (il y en a mille) de "And Death shall have no dominion"
de ce foutu génie . 
Que j'aime tant. Qui m'a tant inspiré. 

D'aucuns voient dans ce texte quelque chose de macabre.... 
Je m'etonne d'une aussi faible compréhension.
Lisez bien et vous discernerez au contraire l'extraordinaire espoir,
la belle libération dont il parle 

	Bref, Enjoy


" Et la mort n’aura pas d’empire.

Les cadavres nus ne feront plus qu’un
Avec l’homme dans le vent Et la lune d’Ouest
Quand leurs os rongés à blanc auront disparu.
Ils auront des étoiles aux coudes et aux pieds
Ils seront fous, mais seront sains d’esprit
Ils couleront à pic, mais émergeront de nouveau
Les amants s’égareront, mais l’amour restera.

Et la mort n’aura pas d’empire

Gisant de tout leur long dans les dédales
Sous les vents de la mer ils s’allongeront
Et ne mourront pas
Se tordant sur des chevalets quand céderont les muscles
Ligotés sur la roue, ils ne se briseront pas.
La foi dans leurs mains cassera net
Les démons unicornes les transperceront
Et fendus de toute part ils ne craqueront pas.

Et la mort n’aura pas d’empire.

Ils n’entendront peut-être plus les cris des mouettes
Ni le ressac des vagues sur les rives.
Là où s’ouvrait une fleur, peut-être plus de fleur
Ne se montrera aux gifles de la pluie.
Même s’ils sont fous et morts comme griffes
Les têtes comme des marteaux enfonçant les marguerites
S’ouvriront au soleil jusqu’à ce que le soleil se brise.


Et la mort n’aura pas d’empire."